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Le regard du lynx : le moment où l’animal prend vie

30 sept.
3 min de lecture

Après plusieurs séances consacrées à la construction du fond, au travail du pelage et à la lumière, je viens de consacrer une nouvelle séance à un élément essentiel de cette peinture : le regard du lynx.

Depuis le début de ce projet, je savais que les yeux auraient une place centrale dans cette toile.

Car dans ma peinture, le regard n’est jamais un simple détail.

C’est souvent lui qui permet à l’animal de passer de la représentation à la présence.

Retravailler le regard


Je poursuis ma peinture à l’huile d’un lynx de 81 × 65 cm en travaillant son regard, la lumière et les nuances du pelage pour renforcer sa présence.


Le regard du lynx prend progressivement vie : travail des yeux, de la lumière et des nuances du visage.

J’ai donc repris progressivement les yeux du lynx afin d’en renforcer la profondeur, la lumière et surtout l’intensité.

Les iris prennent maintenant davantage de présence et leurs nuances viennent apporter un contraste intéressant avec les tonalités plus chaudes du pelage.

Je cherche toujours à éviter un regard trop « posé » ou trop figé.

Je veux qu’il semble réellement nous observer.

Que l’on puisse presque avoir l’impression que le lynx nous regarde depuis son environnement, silencieux, attentif, parfaitement immobile.

La lumière au service du regard

Le travail des yeux ne peut évidemment pas être séparé de celui du reste du visage.

J’ai donc également continué à travailler les zones de lumière autour des yeux, les volumes du front, du museau et les différentes masses de fourrure qui encadrent le regard.

Ces transitions entre ombre et lumière sont essentielles.

Elles permettent de faire ressortir les yeux sans pour autant les isoler du reste de la tête.

Je veux que la lumière semble naturellement venir révéler le visage, comme elle pourrait le faire dans cette atmosphère de crépuscule que j’imagine depuis le début de ce projet.

Le lynx commence à avoir sa personnalité

C’est probablement l’une des étapes que je préfère dans la réalisation d’une peinture animalière.

Au départ, il n’y avait qu’une toile blanche.

Puis sont venus le dessin, les grandes masses, le fond, les premières couleurs et progressivement le travail du pelage.

Mais à un moment précis, quelque chose change.

L’animal commence à avoir une personnalité.

C’est ce que je ressens aujourd’hui avec ce lynx.

Son regard commence à s’imposer.

Et même si la peinture est encore loin d’être terminée, je commence à retrouver ce que je cherchais au départ : cette présence silencieuse et presque mystérieuse du lynx.

Encore du travail avant la dernière étape

Le tableau n’est évidemment pas terminé.

Je vais encore devoir affiner certaines zones du pelage, renforcer certains contrastes et continuer à harmoniser la lumière entre l’animal et son environnement.

Le ciel devra lui aussi trouver son équilibre définitif avec le sujet.

Je veux conserver suffisamment de matière et de détails sur le lynx tout en laissant respirer l’atmosphère autour de lui.

C’est cet équilibre entre précision et suggestion qui m’intéresse.

La prochaine étape

Le regard est maintenant bien installé.

La prochaine étape sera donc de poursuivre le travail du pelage et des lumières, en revenant sur certaines zones pour apporter davantage de profondeur et de nuances.

Petit à petit, les dernières pièces du puzzle vont se mettre en place.

La toile approche doucement de sa dernière phase… mais il reste encore quelques secrets à révéler.

À suivre dans l’atelier.

Pascal BOURGOUINArtiste peintre — Présence animalePeinture à l’huile • Regard animal • Émotion • Ombre & lumière

 
 
 

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